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Routeur internet sur solaire autonome : calculer la consommation permanente

09.10.2026

Un routeur laissé actif toute la journée impose une petite charge, mais constante. Mesurez sa puissance réelle, convertissez-la en Wh par jour, puis dimensionnez batterie et panneaux en tenant compte des pertes et des jours sans soleil.

Pourquoi quelques watts comptent

En site hors réseau, le routeur ne tire pas beaucoup de puissance, mais il la demande pendant 24 heures, y compris quand personne ne navigue. La bonne question n’est donc pas seulement « combien de watts ? », mais « combien de wattheures par jour ? ». À titre de repère, la page 2025 de TP-Link indique 6,64 W au repos pour l’Archer AX20 dans son tableau de consommation au repos. Ce chiffre concerne ce modèle et les conditions de mesure annoncées par le fabricant : il ne remplace pas la mesure de votre propre équipement.

Mesurer puis convertir en énergie

Mesurez la consommation en fonctionnement normal, avec le Wi-Fi et les équipements réellement nécessaires. Un wattmètre sur secteur donne une puissance moyenne utile ; si l’installation utilise un adaptateur, un onduleur ou une alimentation continue, la mesure au niveau de la batterie inclut davantage de pertes du système. Pour une charge stable, appliquez : puissance moyenne (W) × durée (h) = énergie (Wh). Exemple arithmétique, pas une promesse de consommation : à 5 W pendant 24 h, le routeur demande 120 Wh par jour, soit 3,6 kWh sur 30 jours. La puissance affichée par l’adaptateur est une valeur maximale de sortie, pas une mesure fiable de la consommation permanente.

Passer des Wh à la batterie

Choisissez d’abord l’autonomie visée sans recharge, puis divisez l’énergie nécessaire par la part de capacité que vous prévoyez réellement d’utiliser. Exemple simplifié : 120 Wh/jour pendant trois jours font 360 Wh utiles. Si, pour votre scénario, vous retenez 80 % de capacité exploitable, il faut au moins 450 Wh nominaux avant les pertes et les marges. Ce taux de 80 % est ici une hypothèse de calcul, pas une recommandation universelle : la capacité utilisable dépend notamment de la chimie, des limites du fabricant, de la température et du vieillissement. Victron rappelle aussi qu’un onduleur laissé sans charge prélève encore un peu de courant ; son propre manuel conseille de l’éteindre lorsqu’il ne fournit pas d’énergie. Le rendement du convertisseur et sa consommation à vide peuvent donc peser lourd face à une petite charge continue.

Dimensionner le solaire et éviter le surdimensionnement

Un panneau doit couvrir l’énergie quotidienne du routeur, les pertes de conversion et de charge, et permettre de reconstituer la batterie après une période peu ensoleillée. Il n’existe pas de puissance de panneau universelle : le résultat dépend du lieu, de la saison, de l’orientation, de l’ombrage et de la durée d’autonomie recherchée. Ajoutez au bilan le modem ou terminal d’accès, les points d’accès Wi-Fi, un commutateur Ethernet et tout équipement que vous laisserez allumé ; ne comptez pas uniquement le routeur si le lien internet dépend d’autres appareils. Si votre modèle permet de suivre sa consommation, exploitez aussi les valeurs quotidiennes : AVM, par exemple, explique que le moniteur d’énergie de certaines FRITZ!Box distingue puissance actuelle et moyenne journalière. Ce suivi aide à vérifier le bilan réel après installation. Enfin, ne coupez pas l’équipement la nuit si la continuité de la connexion est nécessaire : toute économie doit rester compatible avec le service attendu.

Sources

  1. TP-Link
  2. Victron Energy
  3. AVM