Passer du zéro injection à la vente du surplus : les démarches
09.10.2026
Une installation déclarée sans injection ne peut pas commencer à vendre son surplus par un simple changement d’option. Il faut faire traiter l’injection par Enedis, choisir un cadre contractuel adapté et attendre la mise en service avant d’injecter.
D’abord, clarifier ce que signifie « zéro injection »
Si votre installation fonctionne sous une convention d’autoconsommation sans injection (CACSI), l’accord actuel correspond à une exploitation où le surplus ne doit pas partir sur le réseau. Passer à la vente du surplus implique donc de faire évoluer le cadre de raccordement et d’exploitation, pas seulement de signer un contrat avec un acheteur. Service Public présente une demande de raccordement comme préalable à la vente de l’électricité non consommée ([fiche Service Public](https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F36490/1?idFicheParent=F31487)). Commencez par réunir la convention ou les documents Enedis existants, les caractéristiques des panneaux et de l’onduleur, la puissance, le numéro de point de livraison (PRM) et les coordonnées de l’installateur. Vérifiez également qui détient le mandat sur le dossier si l’installateur avait fait les démarches à votre place. Ces informations permettront d’expliquer qu’il s’agit d’une installation déjà en service sans injection, que vous souhaitez désormais faire évoluer.
Faire instruire le changement par Enedis avant toute injection
Contactez Enedis via Enedis Connect et demandez le parcours correspondant à votre situation : passage d’une installation sans injection à l’autoconsommation avec injection du surplus. Le gestionnaire doit pouvoir examiner l’installation et déterminer si une adaptation ou des travaux de raccordement sont nécessaires ; sa demande sert notamment à vérifier les caractéristiques de l’installation ([étapes Enedis](https://www.enedis.fr/raccordement-installation-production-electrique)). Le suivi du dossier est aussi possible dans le service en ligne ([Service Public](https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/R32335)). Concrètement, décrivez le mode actuel sans injection, la configuration projetée et tout changement matériel prévu. N’activez pas une fonction d’injection ou de limitation différente en attendant : Enedis précise que l’énergie injectée avant sa mise en service est interdite ([démarches Enedis pour vendre le surplus](https://www.enedis.fr/je-vends-le-surplus-de-ma-production-consommee)). Cette précaution évite de confondre la possibilité technique d’injecter avec l’autorisation de le faire dans le cadre contractuel.
Choisir le contrat d’achat et vérifier le montage
Une fois le schéma d’injection défini, choisissez avec soin la voie de valorisation. Enedis distingue plusieurs dispositifs contractuels, notamment le contrat unique en injection (CU-I) et le contrat d’accès et d’exploitation (CAE) ([présentation Enedis](https://www.enedis.fr/je-vends-le-surplus-de-ma-production-consommee)). Le CU-I réunit l’achat du surplus et l’accès au réseau ; pour cette offre, l’acheteur doit avoir signé un contrat GRD-A avec Enedis. La liste publiée par le gestionnaire permet de vérifier les acheteurs concernés ([liste Enedis](https://www.enedis.fr/liste-des-acheteurs-delectricite)). Si vous envisagez un CAE et un achat séparé, demandez précisément qui s’occupe de l’accès au réseau et du responsable d’équilibre : selon le montage, une démarche supplémentaire peut être nécessaire. Ne présumez pas qu’un ancien contrat d’électricité de consommation, ou la CACSI, vaut contrat d’achat. Demandez à l’acheteur les pièces attendues, les conditions de rémunération, la facturation et la date d’effet, puis faites confirmer par Enedis la séquence de signature et de mise en service applicable à votre dossier.
Préparer la mise en service et garder une trace écrite
Vérifiez qui doit fournir les documents de conformité et quelles adaptations l’étude Enedis impose avant la mise en service. Gardez la preuve de l’accord, le contrat signé et la confirmation écrite de mise en service. Exemple : une maison équipée de panneaux et d’un dispositif anti-injection souhaite désormais consommer en journée et vendre ce qui reste. Le propriétaire demande d’abord à Enedis d’étudier le changement et d’indiquer les éléments techniques et contractuels requis ; il choisit ensuite l’acheteur et organise les éventuelles adaptations avec son électricien. Tant que la mise en service en injection n’est pas confirmée, le surplus doit rester bloqué de l’injection. Les démarches exactes, pièces et frais dépendent de la configuration, de la puissance et du dispositif de vente : faites-les confirmer pour votre PRM plutôt que de reprendre sans vérification un ancien dossier type.