Apports solaires passifs : estimer la chaleur qui entre par les fenêtres
09.10.2026
Une première estimation combine l’énergie solaire reçue par la fenêtre, sa surface et son facteur solaire. L’orientation et le moment où la chaleur est utile changent l’interprétation du résultat.
Ce que mesure le facteur solaire
Le facteur solaire, souvent noté FS ou g pour le vitrage, donne une indication de la part du rayonnement solaire qui devient un apport thermique intérieur. Plus il est élevé, plus la fenêtre laisse entrer de chaleur solaire. Le SHGC utilisé dans les fiches techniques anglophones est un indicateur de gain solaire; il ne faut pas le confondre avec le facteur U, qui décrit les échanges thermiques à travers l’ensemble fenêtre. [Energie+](https://energieplus-lesite.be/evaluer/confort-thermique7/Evaluer-la-surchauffe-de-l-ambiance-interieure/reperer-l-origine-de-la-surchauffe/) explique le rôle du facteur solaire, tandis que le [DOE](https://www.energy.gov/cmei/femp/purchasing-energy-efficient-residential-windows-doors-and-skylights) rappelle l’importance conjointe du facteur U et du SHGC. [f1][f5]
La règle de calcul pour se repérer
Pour une période donnée, posez : énergie solaire entrante ≈ irradiation reçue par la façade (kWh/m²) × surface vitrée (m²) × facteur solaire. Le résultat est en kWh. Pour exprimer une puissance moyenne, convertissez les kWh en Wh puis divisez par le nombre d’heures de la période. La méthode simplifiée d’Energie+ applique précisément une surface vitrée et un facteur solaire aux apports reçus par la façade. [Voir son exemple de bilan solaire](https://stage.energieplus-lesite.be/fr/strategie-en-renovation/evolution-des-besoins-thermiques-des-immeubles-suite-a-l-isolation-des-parois/). [f3]
Exemple chiffré, sans le prendre pour une prévision
Dans l’exemple publié par Energie+, une façade ouest reçoit en moyenne 3 kWh/m² sur une journée de juin à ciel moyen. Pour son bureau de 7,5 m² de vitrage, le calcul applique un facteur de 0,6 : 3 × 7,5 × 0,6 = 13,5 kWh sur la journée. Réparti sur 24 heures, cela représente environ 560 W de puissance moyenne. Ce n’est ni une puissance constante au fil de la journée ni une quantité garantie pour une autre ville ou une autre fenêtre : c’est un ordre de grandeur illustratif, construit à partir des hypothèses de cette page. [f3]
Corriger l’estimation avec l’orientation et l’ombrage
La surface et le facteur solaire ne suffisent pas si l’on ignore le soleil réellement reçu par la baie. Une façade ouest est particulièrement exposée aux apports en fin d’après-midi; un arbre, un bâtiment voisin, un débord ou un store modifie la quantité de soleil qui atteint le vitrage. Relevez donc séparément l’orientation de chaque fenêtre, ses masques et les protections utilisées plutôt que d’appliquer un chiffre uniforme à toutes les baies. Le résultat varie aussi avec la saison et le ciel : l’exemple chiffré plus haut est un cas illustratif, pas une valeur à transposer telle quelle à son logement. [Energie+](https://energieplus-lesite.be/evaluer/confort-thermique7/Evaluer-la-surchauffe-de-l-ambiance-interieure/reperer-l-origine-de-la-surchauffe/). [f4]
Gain solaire ne signifie pas chaleur utile
Un bilan brut ne dit pas si cette chaleur réduit le chauffage ou provoque une surchauffe. L’inertie des murs, sols et objets absorbe une partie du flux et peut en retarder la restitution; la température extérieure, les apports internes et les protections solaires jouent aussi. Pour une estimation domestique, relevez séparément chaque baie, son orientation, la surface réellement vitrée (pas seulement l’ouverture), le facteur solaire de la fenêtre avec sa protection, puis cherchez l’irradiation de cette façade pour la saison et la période qui vous intéressent. Traitez le résultat comme un potentiel d’apport, pas comme une économie d’énergie promise ni comme une température intérieure prévisible. [f3][f6]