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Une courbe de production plate à midi : reconnaître un écrêtage normal

09.10.2026

L’écrêtage peut apparaître lorsque la puissance continue disponible des panneaux dépasse la limite d’entrée de l’onduleur. Un sommet plat est un indice à interpréter avec les mesures et les réglages de l’installation.

Pourquoi le sommet de la courbe s’aplatit

Une installation photovoltaïque ne transforme pas toujours toute la puissance disponible en puissance alternative. Lorsque, à un instant donné, les panneaux pourraient fournir davantage que l’entrée maximale de l’onduleur, celui-ci limite la puissance qu’il accepte : c’est l’écrêtage, aussi appelé saturation ([PV Performance Modeling Collaborative](https://pvpmc.sandia.gov/modeling-guide/dc-to-ac-conversion/inverter-saturation-or-clipping/)). Le résultat visible peut être une montée matinale suivie d’un sommet aplati autour de midi, puis d’une baisse l’après-midi. Ce profil est compatible avec un écrêtage, mais il ne suffit pas à établir un diagnostic : les onduleurs ne s’auto-limitent pas tous de la même manière.

Les indices à vérifier dans le suivi production

Commencez par la bonne courbe : regardez la puissance instantanée en watts ou kilowatts, et non seulement l’énergie cumulée en kWh. Une courbe d’énergie cumulée monte naturellement au fil de la journée ; elle ne permet pas à elle seule de reconnaître un écrêtage. Relevez le modèle et la puissance nominale AC de l’onduleur, puis comparez cette valeur au niveau du plateau. Un sommet répétitif, proche de cette limite lors de journées ensoleillées, renforce l’hypothèse. Les données affichées peuvent toutefois être arrondies, agrégées ou prises à un autre endroit de l’installation. Les estimations de perte varient aussi selon le système : dans un exemple de dimensionnement de SMA, l’écart annuel calculé entre deux modèles d’onduleur est de 34 kWh ; il ne faut pas transposer ce chiffre à une autre maison ([SMA France](https://www.sma-france.com/centre-de-connaissances/conseils-techniques-avant-linstallation/dimensionnement-dune-installation-pv)).

Ne pas confondre production et injection réseau

Un plafond visible peut aussi venir d’un réglage de limitation de l’injection, plutôt que de l’écrêtage lié à la puissance maximale de l’onduleur. La documentation Fronius mentionne notamment les cas de limitation d’injection, jusqu’à une injection nulle ([manuel Fronius](https://manuals.fronius.com/html/4204260530/en-US.html)). Si l’application le permet, comparez la production de l’onduleur à la puissance injectée et vérifiez les réglages avant de conclure.

Une vérification simple, sans diagnostic hâtif

Sur plusieurs journées dégagées, notez l’heure, la puissance affichée et la forme du sommet. Comparez ces données au niveau nominal indiqué sur la fiche technique et consultez les réglages d’injection ainsi que les informations de l’installateur sur les éventuelles consignes réseau. Le manuel Fronius cite les prescriptions du gestionnaire de réseau, dont une réduction de puissance dépendant de la tension, parmi les conditions de fonctionnement à prendre en compte ([manuel Fronius](https://manuals.fronius.com/html/4204260530/en-US.html)). Un plafond récurrent uniquement au cœur des journées très ensoleillées, à un niveau cohérent avec une limite connue, peut être un fonctionnement normal. Une baisse récente inhabituelle, un arrêt ou un message d’alarme mérite en revanche une vérification par l’installateur. Les graphes seuls ne permettent ni de déterminer la cause avec certitude ni de chiffrer la perte annuelle.

Sources

  1. Sandia National Laboratories, PV Performance Modeling Collaborative
  2. SMA Solar Technology AG
  3. Fronius International GmbH