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Casquette solaire : ombrer en été sans sacrifier le soleil d’hiver

09.10.2026

Une casquette solaire horizontale peut couper le soleil direct d’été tout en conservant de la lumière diffuse. La clé est de raisonner sur l’orientation, la hauteur de la baie et la projection, puis de vérifier l’ombre aux heures utiles : une coupe à midi ne suffit pas à elle seule.

La casquette n’est pas un simple auvent

Une casquette solaire est une avancée horizontale placée au-dessus d’une baie. Son intérêt tient à la trajectoire apparente du soleil : en été, il passe haut et une avancée peut projeter son ombre sur la fenêtre ; en hiver, plus bas, ses rayons peuvent passer sous le bord. C’est le principe général d’un ombrage fixe. Mais une protection ne se juge pas seulement à la quantité d’ombre en juillet : le Cerema rappelle que l’occultation du soleil direct peut aussi réduire, dans une mesure variable, les apports d’hiver. L’objectif n’est donc pas de maximiser l’ombre, mais de choisir le compromis adapté à la pièce et à la façade.

Un premier calcul dans une coupe

Pour se représenter la géométrie, dessinez une coupe verticale de la façade, au droit d’une baie orientée vers le sud, puis prenez un angle solaire donné à midi. Notez H la hauteur vitrée, a l’écart vertical entre le dessous de la casquette et le haut de la vitre, et P sa projection horizontale. Dans ce modèle simplifié, la limite de l’ombre descend sur la façade d’environ P × tan(α), où α est la hauteur du soleil au-dessus de l’horizon. Pour couvrir toute la vitre à l’heure choisie, il faut donc P × tan(αété) ≥ a + H. Pour que le rayon d’hiver passe au-dessus du haut de la vitre, le critère correspondant est P × tan(αhiver) ≤ a. Ces relations découlent du triangle rectangle formé par la projection et le rayon ; elles ne constituent pas, à elles seules, un dimensionnement de chantier.

Exemple : vérifier les deux saisons

Prenons une fenêtre de 1,20 m de haut, dont le sommet se trouve 0,40 m sous la casquette. Pour illustrer le calcul seulement, supposons un soleil d’été à 60° et un soleil d’hiver à 20° à l’heure examinée. En été, P doit être d’au moins (1,20 + 0,40) / tan(60°), soit environ 0,92 m, pour ombrer la baie entière. En hiver, garder le sommet de la vitre ensoleillé impose P ≤ 0,40 / tan(20°), soit environ 1,10 m. Une projection de l’ordre de 0,95 m satisfait ces deux critères ponctuels. Les angles sont des hypothèses pédagogiques, pas des valeurs relevées pour une commune ou une date : il faut calculer les hauteurs solaires réelles du site avant de retenir une dimension.

Vérifier avant de construire

La démonstration ne porte que sur un instant et une géométrie simplifiée. Au cours de la journée, le soleil change de hauteur et de direction ; l’ombre peut donc se déplacer sur la fenêtre. La profondeur de baie, les masques voisins et l’orientation réelle modifient aussi le résultat. En outre, une casquette fixe ne permet pas de moduler l’ombre entre mi-saison et été. Avant travaux, relevez l’orientation, les dimensions de la baie, l’écart entre vitrage et casquette ainsi que les obstacles alentour ; définissez les heures où l’ombre estivale est prioritaire et celles où vous voulez conserver des apports d’hiver. Le Cerema propose un outil de calcul par baie pour comparer les bénéfices été/hiver. Ce type de vérification est plus pertinent qu’une dimension universelle, car les usages de la pièce et les conditions d’exposition varient.

Sources

  1. Cerema
  2. Cerema
  3. U.S. Department of Energy, Building Science Education