EXPLICATION
Que compte réellement l’inventaire solaire agricole de l’ADEME ?
Le panorama de l’ADEME couvre cinq régions et des projets allant de la réflexion à l’exploitation. Il décrit plusieurs formes d’installation et s’accompagne d’une évaluation construite avec les acteurs des territoires.
Solaire au quotidien · Rédaction assistée par IA · Mis à jour
Un décompte à plusieurs stades
Le panorama de l’ADEME a d’abord été mené dans cinq régions : Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Bourgogne-Franche-Comté et La Réunion. Il recense plus de 1 600 projets photovoltaïques sur terrains agricoles, mais ce total rassemble des situations différentes. Certains sont en exploitation ; d’autres sont autorisés ou en chantier, tandis que certains restent en instruction, en développement ou au stade de la réflexion. Le chiffre mesure donc un ensemble de projets à différents niveaux d’avancement, et non celui des centrales déjà en service. L’ADEME précise d’ailleurs que tous les projets recensés ne verront pas nécessairement le jour. Lire le total comme un décompte d’installations opérationnelles confondrait ainsi le suivi d’une dynamique de projet avec le parc effectivement exploité.
Des formes techniques variées
Le recueil de retours d’expérience de l’ADEME distingue des systèmes selon leur configuration et leur usage agricole. Il présente notamment le maraîchage sous serre photovoltaïque, l’arboriculture sous ombrière fixe ou sous serre, ainsi que la production végétale de plein champ avec ombrières mobiles. Il documente aussi l’élevage ovin sous centrale photovoltaïque et des toitures solaires en autoconsommation. Ces exemples montrent que le panorama technique ne désigne pas une installation agricole unique : les structures, les productions et les usages de l’électricité varient. La présence d’un système dans cette typologie décrit une configuration étudiée ; elle ne suffit pas à établir que chaque installation apporte automatiquement un bénéfice à l’activité agricole. Les fiches techniques organisent des retours d’expérience par type de système, tandis que le recensement régional répond à une autre question, celle du nombre et de l’avancement des projets.
Une évaluation construite avec les territoires
En complément du décompte et de la description des systèmes, l’étude nationale a testé une méthode d’évaluation des projets agrivoltaïques. Cette démarche participative a mobilisé plus de 200 acteurs régionaux, parmi lesquels des agriculteurs, des instituts agricoles, des développeurs de projets et des services de l’État, ainsi que des chambres d’agriculture et des experts. Les échanges ont pris la forme d’entretiens et de temps de concertation. Ils ont servi à croiser les points de vue et à faire émerger des critères pour accompagner des projets jugés vertueux et bien appropriés dans les territoires. Il s’agit d’un travail d’évaluation destiné à outiller les parties prenantes, non d’une propriété attribuée d’avance à chaque projet du recensement. Les trois niveaux se complètent donc sans se confondre : compter les projets, caractériser leurs formes et examiner leurs critères au moyen d’une méthode concertée.
Sources
ADEME ↗ · consulté le 2026-10-04
ADEME ↗ · consulté le 2026-10-04
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